Couvertures et livres originaux

Portails vers d’autres mondes, créant réflexion et développant le soi, les livres sont des entités presque magiques pour ceux qui les ont entre les mains.

Mais qu’est-ce qui vous interpelle à choisir ce livre ? Est-ce que quelques mots jetés sur une quatrième de couverture suffisent à vous convaincre ? Parfois des commentaires d’autres auteurs, de critiques ou les conseils de vos amis ?

Qu’en est-il de la sensation du livre, de son visuel ? Certains y attachent une importance. L’odeur d’un livre neuf fera toujours son effet, comme ouvrir la porte à un vieil ami. Mais la couverture a quelque chose de plus intriguant.

Chaque livre a son identité, et celle-ci, comme pour un humain, donnera sa première impression et la plus forte sur les 5 premières secondes et donc sur son visuel. Certains livres accrochent votre regard, un titre, un dessin, un design, couverture souple ou rigide, reliée cuir ou encore plus extravagante.

Nous décrivons toujours des livres par le contenu qui nous a séduit, par l’histoire, l’auteur et rarement autrement. Pourtant il arrive de choisir un livre totalement au hasard car la couverture nous a plu, ou de racheter une énième édition de notre livre favori car cette couverture lui donne un charme nouveau.

Je vais donc vous parler de quelques ouvrages qui ont su me séduire par leur visuel différent, par leur côté unique et attrayant.

Les deux premiers sont des héritages dénichés dans une boite à chaussure qui ont gagné leur place dans les étagères. Deux paroissiens, l’un en cuir et l’autre en ivoire. Reliés à l’ancienne avec de la dorure le long des pages. Constellés de feuillets imprimés plus de 50 ans auparavant ce sont presque des œuvres d’art !

Ensuite vient un pavé noir qui détonne. Necronomicon de H.P. Lovecraft, œuvre ésotérique du mythe de Chtulhu qui ne pouvait qu’être mise en valeur par cette couverture stylisée cuir, rigide et immuable. Une lecture qui donne des frissons et qui mérite d’avoir une couverture solide à mettre entre toutes les mains.

Dans la grande variété des livres qui ont une couverture attirante, il fallait faire un détour par la couverture filigranée rigide en simili cuir de Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand. Et par le recueil de livres de Skyrim dont le contenu me restera sans doute inconnu. Beaucoup d’autres livres valent le détour, il arrive de livre la 4e de couverture uniquement car la première m’a plu, et inversement rejeter un livre car la couverture trop kitsch me parait refléter un livre qui n’aura pas beaucoup d’intérêt.

59 Rivoli, un squat artistique incroyable au cœur de Paris

59 Rivoli, un squat artistique incroyable
au cœur de Paris

Dans les grandes villes de France, des lieux anciennement à l’abandon sont investis par des collectifs artistiques pour créer des “squats artistiques” décalés et éphémères. Ces projets collaboratifs regroupent plusieurs artistes : plasticiens, graffeurs, musiciens, performers, photographes etc, les expositions s’enchaînent et disparaissent après un certain temps pour laisser place à  de nouvelles créations.

Ces lieux sont donc en perpétuelle évolution : d’une année sur l’autre, on peut les voir métamorphosés, des murs jusqu’au plafond. Ils offrent un nouvel accès à l’art et sont bien plus intimistes que les musées classiques.

Autogérés par des associations, les squats proposent l‘entrée gratuite et mettent en avant l’appel au don selon les moyens de chacun. Le mécénat et les partenaires sont aussi employés.

J’ai eu l’occasion de visiter le 59 Rivoli à Paris.

C’est un gigantesque bâtiment haussmannien laissé à l’abandon pendant huit ans par le Crédit Lyonnais et les pouvoirs publics. Il se trouve à deux pas de la place du Châtelet (en plein cœur de Paris) et a été investi sur 4 étages, pour créer des ateliers dans lesquels nous retrouvons les œuvres de plus de 30 artistes en résidence. Tous les samedis et dimanches, des concerts y sont également organisés. Autogéré par le collectif « Chez Robert, Électrons Libres », le 59 Rivoli accueille dès sa première année d’existence plus de 40 000 visiteurs. Il a cependant connu une période difficile avant son institutionnalisation (avec des menaces d’expulsion) mais après avoir été rendu légal, il a permis d’ouvrir la voie à la signature d’autres conventions d’occupation telles que celles de la Tour 111, la Petite Rockette, le Jardin d’Alice, la Gare XP, la Générale, le Théâtre de Verre et d’autres collectifs d’artistes-squatteurs. Vous pouvez trouver des lieux similaires à Marseille avec « Le Couvent » ou à Nice avec la « Zonmé ».